MARCIN SOBOLEV ??Partisan(s) de la liberté?

Du 17 décembre 2008 au 25 janvier 2009
Dans cette exposition personnelle de Marcin Sobolev, première en France, la galerie
Russiantearoom présente 14 objets et dessins, réunis dans une série « Partisan(s) de la liberté»
et conçus spécialement pour l’exposition.
Marcin Sobolev décide de consacrer une exposition à l’esprit libre, parfois même criminel,
mais toujours romantique.

Du 17 Décembre 2008 au 25 Janvier 2009, seront présentés :

3 dessins
Chacun de ces dessins est une réplique, ré-intérpretée à la manière de l’artiste, d’un cachot des
résistants au régime soviétique en Lituanie (100 x 160 cm).

1 armoire à pharmacie
Elle se compose d’inscriptions travaillées à l’acide sur chaque glace(100 x 40 x 20 cm)

3 petits miroirs (30 x 30 cm)

1 grand miroir
Vous pourrez y découvrir le célèbre « Baiser » de Brejnev, dessiné à l’acide

3 toiles (140x100 cm)

1 installation
De petits refuges d’oiseaux y sont accrochés au tronc d’un bouleau (220 x 20 cm)

1 oiseau de liberté
La composante principale de cette pièce est un néon

1 installation
Voile et tissus s’y expriment (60 x 40 x 40 cm)

Marcin Sobolev, jeune artiste de 27 ans, d’origine russe, réussit ici brillamment le pari
d’adaptation du langage plastique folklorique à la lecture contemporaine. Il emploie des
moyens laconiques et une palette de couleurs qui ne se mélangent pas. C’est par son passé et
au travers de ses voyages que ses préférences se sont révélées et que c’est élaboré son écriture
distincte.

Ses racines russes et la babouchka longuement interrogée au sujet de sa vie lui ont permis de
comprendre, aimer et savoir de quelle manière faire transparaître l’âme russe dans ses oeuvres,
de manière graphique.
Le métier d’ébéniste ainsi que sa passion pour le graffiti l’ont libéré de l’utilisation de
matériaux usuels, au profit de matières, parfois dangereuses, comme l’acide. C’est donc son
expérience en ébénisterie et sa profonde découverte du graffiti qui ont ainsi substitué sa crainte
du travail des matières délicates par la virtuosité de composantes « à risques ». Le récent
projet d’une verrerie pour André Putman est une grande preuve de son savoir-faire unique.

Ses réguliers périples dans les pays de l’Est le nourrissent de rencontres et expériences autant
inoubliables qu’ incomparables. « Mes propres expériences et passions se développent : les
architectures de l'Est, la finesse du vandalisme, la violence urbaine, la beauté de la pauvreté, le
respect entre saplakis, l’amour, le folklore et le romantisme slave… »

La curiosité de Marcin Sobolev pour les marginaux, les criminels, se tranforme plastiquement
parlant en un discours poétique et tendre. Sa propre expérience nourrît d’ailleurs son art:
« L’enfermement conduit souvent à la création pure. Il m’est arrivé d’être emprisonné pour
avoir voulu imposer mon art aux yeux du commun des mortels. C’est dans une cellule, un soir
d’hiver, que j’ai remarqué le potentiel artistique des incompris. Un monde qui mélange
criminels, partisans de la liberté, simples vendeurs à la sauvette et prostituées. Un monde qui
dérange car mieux vaut être discret plutôt que de traîner le masque de la honte tout au long de
sa vie.
Devant mon repas, il y avait ce carrelage jaune défraîchi gravé de milliers de symboles et
d’écritures dans toutes les langues et tous les dialectes possibles. Il m’a fallu des heures pour
tout déchiffrer, tout lire, tout analyser. Enfin, à l’aide d’un bout de ma fourchette en plastique et
d’un haricot rouge, j’ai ajouté ma touche personnelle…
Sur le côté droit de la porte, à environ trente centimètres du plafond verdâtre, une gravure
réalisée avec soin et technique accrochait constamment mon regard. Il y était inscrit :
NINA JE T’AIME ! 25 JOURS. WOWA. VILNIUS. 1981. »

Publié le :
12-12-2008

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